Franchise | le 9 juin 2022

Focus sur la franchise en France

Forme de collaboration entre deux entités indépendantes, la franchise permet, d’un côté, à la tête du réseau (franchiseur) d’accélérer le développement de sa marque et de l’autre, au franchisé de se lancer dans l’entrepreneuriat, tout en bénéficiant de l’assistance et d’une notoriété existante.

Forme de collaboration entre deux entités indépendantes, la franchise permet, d’un côté, à la tête du réseau (franchiseur) d’accélérer le développement de sa marque et de l’autre, au franchisé de se lancer dans l’entrepreneuriat, tout en bénéficiant de l’assistance et d’une notoriété existante. Les chiffres de 2021 viennent soutenir un fonctionnement particulièrement adapté à la satisfaction des envies professionnelles actuelles – à savoir, se lancer avec le minimum de risques et le maximum d’opportunités…

Les chiffres de la franchise en France

La franchise, créatrice de valeurs depuis 1971

En 2021, la France comptait 1 965 réseaux de franchise, quand ils n’étaient que 34 en 1971. Globalement, la croissance est exponentielle, même si l’on constate un coup d’accélération, entre 2005 et 2015, où ce nombre est passé de 929 à 1834.

Depuis sa création, ce business model enregistre un chiffre d’affaires global croissant, allant de 21,8 milliards d’euros en 1990 à 68,8 milliards d’euros en 2021. Seule l’année 2020, dû à la crise sanitaire, fait état d’un recul, en passant de 67,8 milliards d’euros en 2019 à 63,88 milliards d’euros.

Enfin, le nombre de franchisés ne cesse de progresser depuis 1995, pour atteindre aujourd’hui 79 134. Mais, plus globalement, ce système est la source de 795 441 emplois directs et indirects.

Les secteurs d’activité privilégiés en 2021

Si les réseaux de franchise ont investi tous les secteurs d’activité en France, les chiffres 2021 témoignent d’une nette prédominance de ce système dans le monde de l’équipement à la personne : ce segment compte 360 enseignes, 9 197 franchises pour un poids en chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros. Toutefois, le secteur de l’alimentaire se distingue avec 15 162 franchises (219 enseignes), sources de 24,1 milliards d’euros.

Les autres secteurs d’activités particulièrement prisés en franchises sont les services auto (8 607 franchises), les commerces divers (7 939 franchises), la restauration rapide (6916 franchises), les services aux personnes (6 785 franchises) ainsi que la coiffure et esthétique (6 418 franchises). Dans le bâtiment, le nombre de franchises est de 1564.

Histoire et évolution de ce système

Un système adapté à l’entrepreneuriat moderne

Pour Guy Saint Solieux, expert en franchise, l’évolution du système a connu 4 grandes étapes :

  • Avant 1980, les balbutiements d’un modèle anglo-saxon mal maîtrisé ;
  • La décennie 80, la progression des franchises dans le secteur de la distribution, puis des services ;
  • La décennie 1990, le développement en nombre d’entreprises, touchant tous les secteurs d’activités ;
  • Après 2000, une formule connue et plébiscitée, tant par les professionnels que les particuliers.

Aujourd’hui, les atouts du système expliquent ce plébiscite croissant. Dès le lancement de son activité, le franchisé peut s’appuyer sur la notoriété du réseau ainsi que l’expertise et le savoir-faire du franchiseur. Mieux, ce dernier n’aura de cesse de faire évoluer son concept pour assurer la pérennité des entreprises franchisées. Le nouveau franchisé bénéficiera également de l’expérience des autres et de toute la logistique du réseau. Autant d’arguments qui viennent minimiser les risques, tout en offrant de belles opportunités et latitudes de développement au franchisé.

Un modèle économique résilient et performant

Selon le site de l’observatoire de la franchise « 90 % des franchises implantées sont encore en activité au bout de 5 ans ! ». Un argument solide qui plaide en faveur du système et encourage son développement. Selon les données de la 18e enquête annuelle de la Franchise, sur les 28 % de Français désireux de créer leur entreprise, 43 % envisagent de le faire en franchise. Une fois lancés, 9 franchisés sur 10 recommandent ce modèle.

Attention, tous les franchiseurs ne se valent pas. Heureusement, beaucoup ont compris l’intérêt de faciliter le lancement de leurs franchisés, comme en témoignent ces chiffres : 84 % des franchiseurs proposent une formation et près de 2 sur 3 favorisent le coaching ou le parrainage des nouveaux arrivants par des franchisés déjà installés. Plus généralement, 7 franchiseurs sur 10 pensent que le renforcement du réseau et du collectif est un défi majeur.

L’intérêt de partir en franchise

Le sens des responsabilités du franchiseur et des franchisés

Si le franchiseur et le franchisé sont des entités indépendantes, ils n’en sont pas moins liés par un contrat de franchise, évoquant les droits, les obligations et les responsabilités de chacun. Concrètement, le document dresse la stratégie du réseau et indique les moyens nécessaires pour l’appliquer. Sa durée est librement fixée, mais offre généralement un délai raisonnable d’amortissement des investissements consentis au départ par le franchisé.

Avec un système où les intérêts des parties sont étroitement liés, le cadre contractuel se veut conciliant, reflet des échanges entre le franchisé et le franchiseur. Traditionnellement, on y observe des clauses de non-concurrence, afin de protéger le savoir-faire, ainsi que des obligations financières pour les franchisés, déterminées ensemble avec, pour seul but, de satisfaire les objectifs communs.

Attention, il faut distinguer 3 types de contrats de franchise, revêtant chacun, une forme spécifique :

  • Le contrat de franchise de production : le franchiseur met à disposition du franchisé son savoir-faire pour la fabrication du produit commercialisé sous sa marque ;
  • Le contrat de franchise de distribution : ici, le franchisé peut vendre une gamme plus large de produits sous l’enseigne du franchiseur ;
  • Le contrat de franchise de services : ici, le franchisé peut vendre des services sous la marque du franchiseur.
Un cadre réglementaire plutôt souple

Comme il n’existe pas de « droit à la franchise », le cadre réglementaire de ce modèle s’appuie sur plusieurs textes européens et français :

  • Le Code de déontologie européen, reconnu par la plupart des opérateurs économiques et tribunaux. Il dresse les engagements et les principes directeurs de recrutement, d’adhésion, de fonctionnement et de relation contractuelle.
  • La Loi Doubin (article L.330.3 du code du commerce), cadre précontractuel garantissant la transparence des informations échangées pour permettre à chaque partie de confirmer sa décision de collaborer.
  • Le règlement d’exemption d’avril 2010, cadre surveillant l’impact sur la concurrence de la franchise en conformité avec le traité de fonctionnement de l’Union européenne.
  • L’arrêté A.441-1 du Code du commerce, chargé d’informer sur tous ses supports de communication publicitaire, le consommateur de la qualité d’entreprise indépendante du franchisé.

Parfaitement au fait de ces exigences légales, la franchise La Compagnie des Toits est soucieuse de bien accompagner ses franchisés dans le lancement de leur activité. Pour cela, elle prévoit une formation initiale de 8 semaines et des services annexes (techniques, commerciaux et gestion), accessibles tout au long de la durée du contrat de franchise. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir davantage !

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