Entreprendre & réussir | le 13 juillet 2022

Entreprendre au féminin dans un métier d’hommes, c’est possible !

Portées par le régime de la micro-entreprise, les nouvelles immatriculations d’entreprises individuelles concernent près de 4 femmes sur 10 : 39 % en 2018, soit 5 points de plus qu’en 2010. Mais le fait d’entreprendre au féminin se heurte encore à de forts préjugés, notamment dans les milieux à dominante masculine. Heureusement, des aides financières et techniques viennent soutenir leur développement, dans tous les secteurs confondus.

Portées par le régime de la micro-entreprise, les nouvelles immatriculations d’entreprises individuelles concernent près de 4 femmes sur 10 : 39 % en 2018, soit 5 points de plus qu’en 2010. Mais le fait d’entreprendre au féminin se heurte encore à de forts préjugés, notamment dans les milieux à dominante masculine. Heureusement, des aides financières et techniques viennent soutenir leur développement, dans tous les secteurs confondus.

Les métiers d’homme VS les métiers de femme

L’égalité théorique confrontée à la réalité

Saviez-vous que la grande majorité des métiers est « genrée » ? Seuls 17 % d’entre eux seraient vraiment « mixtes » ! Encore aujourd’hui, il est possible d’observer de grandes différences entre les filles et les garçons, notamment dans leur choix d’orientation en 3e — et encore davantage après le baccalauréat.

Nul doute que le poids du passé est encore très présent dans les mentalités : en 1965, les femmes mariées peuvent désormais travailler sans l’autorisation de leur mari. Elles se dirigent alors, soit vers des postes subalternes (secrétaires, assistantes, vendeuses, …), soit vers un métier qui s’appuie sur leur qualité de mère (maîtresses, infirmières, …).

Des préjugés à la dent dure

Si, de nos jours, le panel de métiers s’est considérablement élargi, il demeure des exclusions incompréhensibles, par exemple,on ne compte que 30 % de filles en écoles d’ingénieurs. De même, les filles ont tendance à s’exclure naturellement des métiers du numérique (27 %), pourtant gros pourvoyeurs d’emplois et de débouchés…

Pourtant, les métiers n’ont pas de sexe. Mieux, les entreprises qui accueillent des équipes mixtes en tirent de meilleures performances : « Les femmes apportent un autre regard, des solutions pratiques et réalistes. Et la sécurité, pour les femmes, c’est naturel », souligne la Fédération du bâtiment à ce sujet[1].

L’entrepreneuriat au féminin en France

Des femmes, victimes d’inégalités persistantes

Au-delà des questions d’orientation, la société française, même si elle fait des progrès, enregistre encore un certain retard par rapport à d’autres pays d’Europe (salaires, déséquilibre dans le partage des tâches ménagères, garde des enfants, …) : entreprendre au féminin suppose de se confronter à un univers masculin, souvent peu disposé à leur accorder leur confiance.

L’inégalité salariale est un « plafond de verre » qui bloque la progression professionnelle des femmes et les oblige à se battre avec davantage de force que leurs homologues masculines. Selon une étude de l’APEC, menée en mars 2021, « à profil et poste comparables, elles gagnent 7 % de moins que leurs collègues masculins ».[2]

Sans parler de leur parcours professionnel, entravé par le sexisme, les préjugés et les stéréotypes, qui viennent encore trop naturellement, freiner les ambitions.

Vie privée et professionnelle, une porosité subie ou voulue ?

« La disponibilité en matière de temps représente la dernière frontière à l’égalité des sexes. L’effet de sélection s’opère alors contre les femmes, déjà sollicitées par leur vie de famille, et d’autant plus lorsqu’elles ont des enfants. Elles voient alors les portes se fermer devant elles, au moment d’évoluer vers les carrières les plus rémunératrices, c’est-à-dire celles qui requièrent souvent plus de 35 heures de travail par semaine », souligne Anne Boring, directrice de la chaire pour l’entrepreneuriat des femmes à Sciences Po.[3]

Une récente étude Bpifrance Le Lab précise que 75 % des dirigeants cherchent à séparer la vie privée et professionnelle, quand ce pourcentage tombe à 69 % pour les dirigeantes. Ces dernières n’hésitant pas à consulter, voire solliciter leur conjoint pour des tâches concrètes. Cette porosité se justifie aussi par le fait que 37 % des dirigeantes emploient leur mari…[4]

Entreprendre au féminin : des solutions pour les cheffes 

Des aides dédiées à l’entrepreneuriat féminin

Entreprendre au féminin est un chemin parsemé d’embûches, des freins directement liés à la culture sociétale française. Pourtant, de plus en plus de femmes y goûtent, motivées par une envie d’indépendance, une appétence pour l’entrepreneuriat, une opportunité de créer, une idée novatrice ou encore pour augmenter leurs revenus.

Pour porter cette initiative et l’inégalité avérée d’accès aux capitaux, il existe des aides et des structures d’accompagnement spécifiquement dédiées aux cheffes :

  • Pour améliorer la densité de leurs réseaux professionnels, il y a « Wom’energy », les Business Angels « FemmesBusinessAngels », les incubateurs et pépinières d’entreprises innovantes « Les Premières » ou encore le « Réseau d’accompagnement des créations et des initiatives par une nouvelle épargne de solidarité » (Racines) avec ses prêts et son accompagnement de 2 ans ;
  • Pour soutenir leur besoin de financement, il y a la Garantie ÉGALITÉ Femmes (ex-Fonds de garantie à l’initiative des femmes — FGIF), l’Aide à la reprise d’activité des femmes (Araf) pour financer la garde des enfants ;
  • Pour l’univers Tech ou numérique, l’association « Girlz In Web » et l’association « StartHer »

Autant d’initiatives destinées à soutenir toute envie d’entreprendre au féminin, sans oublier les dispositifs régionaux tels que les Plans d’Action Régionaux (PAR) ou l’incubateur Willa dans la Tech (ex-Paris Pionnières)

L’option « franchise » autour d’un métier d’homme

Il n’y a pas de limites à l’entrepreneuriat au féminin — même pas dans des métiers dits d’hommes. Si l’accession au poste de chef d’entreprise par les femmes est encore majoritairement portée par la succession familiale ou la gestion mandatée, il existe d’autres pistes à soutenir et à explorer pour les femmes. Parmi elles, la franchise !

Chez La Compagnie des Toits, si notre environnement est plutôt masculin, c’est uniquement par manque de sollicitations féminines. Grâce à notre formation initiale de 8 semaines, la dimension « technique » est rapidement apprivoisée. Quant à la dimension commerciale, elle est strictement encadrée pour permettre à nos franchisés de se lancer dans les meilleures conditions possibles. Indépendamment de toutes considérations de genre !

Venez discuter avec nous et vous inscrire sur un marché non saturé, aussi dynamique que pérenne, doté d’un vrai potentiel de développement : Mesdames, à bientôt ?


[1] Citation : https://www.reussirmavie.net/Y-a-t-il-des-metiers-d-homme-et-des-metiers-de-femme_a403.html

[2] Source des chiffres : https://corporate.apec.fr/home/nos-etudes/toutes-nos-etudes/inegalites-femmes-hommes-chez-le.html

[3] Citation : https://bigmedia.bpifrance.fr/etudes/pourquoi-y-a-t-il-si-peu-de-dirigeantes-de-pme-en-france

[4] Source des chiffres : https://bigmedia.bpifrance.fr/etudes/vies-familiale-et-entrepreneuriale-quel-equilibre-pour-les-dirigeantes-en-2022

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