Entreprendre & réussir | le 29 août 2022

Ne recherchez pas un poste, créez-le !

Au cours de votre parcours professionnel, il arrive systématiquement un temps où l’on se réveille avec des envies d’ailleurs. Que ce soit à 30, 40 ou 50 ans, les raisons qui peuvent vous pousser à vouloir quitter votre poste actuel sont multiples.

Une fois avouées ou révélées, elles vous invitent à regarder vos options : dès lors, pourquoi ne pas choisir l’entrepreneuriat plutôt qu’un salariat classique ? Ne croyez-vous pas que créer son poste revient à dire que tout est possible ?

Pourquoi voulez-vous quitter votre poste actuel ?

Au-delà des raisons inavouables, mais tout aussi pertinentes (mésentente avec les collègues, tyrannie de la hiérarchie, désaccord stratégique, …), l’envie de changer de travail peut être motivée par des considérations plus classiques

Raison 1 : Vous n’y apprenez plus rien

L’une des raisons principalement invoquées pour changer de poste est de satisfaire une soif d’apprendre et d’évoluer, que le poste actuel ne permet plus. Dès lors que les compétences développées sont désormais acquises et bien maîtrisées, vous désirez en engranger de nouvelles. En d’autres termes, vous avez « fait le tour du métier » et vous cherchez à vous épanouir professionnellement ailleurs… Sans changement, vous risquez le bore-out (ou l’ennui au travail).

Raison 2 : Vous y êtes sous-estimé(e)

Au fil des années dans l’entreprise, vous avez acquis de l’expérience et des compétences qui ne sont pas valorisées dans votre travail quotidien : comme le poste n’a pas évolué avec vous, vous avez l’impression de faire du sur-place, sans pouvoir exploiter pleinement vos ressources. Pire, votre entreprise ne cherche pas à tirer le maximum de votre profil.

Raison 3 : Vos perspectives d’évolution sont incertaines ou nulles

Parmi les raisons invoquées pour expliquer une envie de changer de travail, la plus avouable reste le manque de perspective d’évolution. Vous désirez étendre vos responsabilités, mais votre poste actuel ne le permet pas, soit parce qu’il n’y a pas de place disponible dans les échelons supérieurs, soit parce que la structure et le fonctionnement de l’entreprise ne l’envisagent même pas.

Raison 4 : Vos valeurs ne sont plus en adéquation avec celles de l’entreprise

Avec le temps, vous êtes en contradiction avec les valeurs morales de votre entreprise, que ce soit le fait de la société elle-même (un changement au niveau de la direction, …) ou d’un changement personnel. Un manquement à l’éthique peut suffire à vous faire regarder ailleurs, comme le fait de mentir à des clients ou modifier une facture. Mais vous pouvez aussi avoir développé des valeurs propres, qui ne trouvent pas de vrais échos, à l’image des économies d’énergie ou des questions écologiques…

Et si vous choisissiez l’entrepreneuriat plutôt que le salariat ?

Une fois l’envie de changer de travail, consciemment exprimée, plusieurs options s’offrent à vous : si la recherche d’un nouvel emploi salarié apparaît comme la solution immédiate, n’avez-vous jamais envisagé de vous lancer dans l’entrepreneuriat ? Entre ces deux statuts, plusieurs « vérités » s’opposent, même s’il faut souvent toutes les nuancer, et peuvent, dès lors, orienter votre choix…

Argument 1 : la liberté de créer son emploi VS la sécurité du poste « tout fait »

Bien régulé par le Code du travail, le statut de salarié offre des garanties (revenu régulier, avantages sociaux…) et une certaine stabilité de l’emploi, longtemps prisées dans l’imaginaire collectif. Mais l’évolution du travail (la robotisation, la digitalisation, le télétravail…) et des envies des salariés (flexibilité, meilleur équilibre avec la vie de famille…) ont ouvert la porte à l’indépendance de l’entrepreneuriat…

Avec l’apparition du statut d’auto-entrepreneur, la création d’une entreprise peut se faire en quelques minutes, avec une gestion administrative simple. Dès lors, vous disposez du cadre légal pour créer un poste à votre image et selon vos envies. Mais cette liberté a forcément un prix : une instabilité des revenus et l’incertitude concernant l’avenir, sans oublier l’éventuel isolement induit par ce type d’activité…

Argument 2 : la valorisation sociale VS « l’anonymat » du salarié

Le salariat suppose d’obéir à une hiérarchie, qui décide des orientations de l’entreprise, encaissant aussi bien les coups que les succès : Cet « anonymat » vous protège, tout en vous empêchant de récolter le fruit de votre dur labeur. Noyé dans la masse salariale ou simplement caché derrière un chef, vous ne pourrez pas prétendre à la reconnaissance sociale …

À la tête de son activité, vous êtes davantage exposé au bon comme au mauvais, positionné en première ligne face aux partenaires, aux fournisseurs et aux clients ou face aux autres chefs d’entreprise. Sous ce statut, la valeur « travail » et son résultat sont immédiatement visibles et, le cas échéant, sources de fierté personnelle en tant qu’entrepreneur…

Argument 3 : les perspectives d’avenir VS la fiche de poste

En tant que salarié, vous êtes embauché sur la base d’une fiche de poste précise. Si l’entretien annuel professionnel peut la faire légèrement évoluer, pour satisfaire de nouveaux objectifs, il est rare de pouvoir suivre ses moindres envies. Dans le meilleur des cas, l’entreprise cherche à combiner vos vœux avec les orientations dictées par la hiérarchie.

À l’inverse, en tant qu’entrepreneur, vous pouvez créer le poste que vous souhaitez et le faire évoluer à loisir, tout en restant dans le cadre d’un développement cohérent et pertinent. En effet, si votre liberté est réelle, elle doit impérativement s’inscrire dans un axe profitable à l’activité. Autrement dit, comme pour le salarié, vous pouvez être amené à réaliser des tâches que vous n’appréciez pas, mais qui sont nécessaires à la croissance de la société.

Argument 4 : les aspirations personnelles VS les aspirations collectives

Le statut du salariat suppose d’embrasser les aspirations collectives de l’entreprise. Des valeurs qui sont rarement construites en concertation avec le personnel, mais, le plus souvent, l’œuvre des seuls dirigeants. Un salarié n’a pas d’autres choix que de s’y soumettre.

L’entrepreneur est, quant à lui, totalement libre de créer un poste cohérent avec ses valeurs, établissant des limites à ne pas franchir, pour rester en adéquation avec soi-même. Par exemple, il peut aisément refuser de travailler avec un partenaire qui emploie des personnes mineures ou qui ne respecte pas les enjeux environnementaux…

Quand le salariat est synonyme de sécurité, l’entrepreneuriat est synonyme de liberté : même si ces deux aspects méritent d’être nuancés, ils n’en sont pas moins vrais. Or, aujourd’hui, force est de constater que l’indépendance attire un public de plus en plus nombreux, et cela, quels que soient le profil de départ et les motivations.

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